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Un doigt le long de ta nuque, une caresse au creux de ton rein. Une mèche de cheveux remise à sa place, un sourire déposé au coin de ma bouche, un rien habite mon décor. J'ouvrirai la porte aux flocons de l'hiver et à la brise du printemps, à tes pas à nouveau dans les miens, aux lettres échappées et rattrapées à l'envolée. Il suffirait d'un rien, d'une esquisse de toi auprès de moi, d'une seconde en suspend. Pardonne à ma maladresse, pardonne à ma détresse lorsque je t'interroge d'un regard..
Jeudi 03 Décembre 2009Poster un commentaire
Dehors, la pluie baise avec la nuit. Et dans mon dos coule le sang et l'encre de mots seulement murmurés. Le froid, la glace, le vent. L'hiver cristallise mes peurs. La détresse me va comme un gant.
Et le fouet des souvenirs me vampirise. C'est la ritournelle torturante ; âme et corps comme champ de bataille. Mes cris silencieux comme remparts de ma prison. Adieu ma Belle, Adieu Salaud ; que le torrent de mes larmes vous entraîne au de-là de mes horizons.
Lundi 09 Novembre 2009Poster un commentaire
Il y a un nom sur mes lèvres. Un nom à sussurer, à glisser à l'oreille, à écrire sur une feuille vierge. J'ai envie de le crier, de l'hurler, de le faire vivre et d'insister sur chacunes de ses syllabes. Il y a un nom sur mes lèvres que je ne me laisserais voler, il y a un nom sur mes lèvres qui comme un oiseau s'y est posé. Un nom que j'embrasse, que j'enferme dans mon poing comme on met l'oiseau en cage, précieux ; il mérite le plus beau des écrins. Il est douceur comme il est chaleur : il m'embrase. Il habille de ses lettres mon corps de femme qui s'épanche au dessus de ses nuits, il épanouit mes heures, mes jours et rend à l'immaculé ses couleurs. Un nom que je croque amoureusement, que je garde jalousement. Le nom d'un homme, le nom de mon amant.
Jeudi 05 Novembre 2009Poster un commentaire
Sur ses lèvres aigries un rictus annonce toute sa haine. De ses doigts-griffes elle lacère les joies et amours d'autrui. Garce. Et apporte sur le plateau d'or du mensonge, l'amitié. L'amitié hypocrite. Elle s'amuse à pourrir la vie des autres pour mettre la sienne sur un piédestal. A mon tour l'indifférence devrait croître en moi pour ce pantin vide d'amour. Mais une colère sourde se terne à la place, je ne supporte plus la bêtise humaine et sa cruauté.
Tags associés : Rancoeur
Dimanche 18 Octobre 2009Poster un commentaire
Dimanche 27 Septembre 2009Poster un commentaire
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