Un doigt le long de ta nuque, une caresse au creux de ton rein. Une mèche de cheveux remise à sa place, un sourire déposé au coin de ma bouche, un rien habite mon décor. J'ouvrirai la porte aux flocons de l'hiver et à la brise du printemps, à tes pas à nouveau dans les miens, aux lettres échappées et rattrapées à l'envolée. Il suffirait d'un rien, d'une esquisse de toi auprès de moi, d'une seconde en suspend. Pardonne à ma maladresse, pardonne à ma détresse lorsque je t'interroge d'un regard..
Moi je voulais des minutes accélérées, des jours qui s'enfilent au temps avec la justesse des notes sur la partition. Je voulais rire aux éclats et te voir m'aimer, j'aurais voulu jouer à l'enfant et t'offrir des moments d'insouciance. Moi je voulais être celle dont tu étais fier, un bout de femme qui n'aurait pas eu peur et n'aurait courbé l'échine à aucun instant. Je voulais prendre la vie à bras le corps et te prouver que je n'étais plus si fragile. Pardonne mes échecs, pardonne mes excès.
Dans l'enfer de mes nuits, je t'offre le chaos de ma peau, et parmi les kilomètres qui m'éloigne de toi, je m'égare si souvent près de toi..
J'kaz !

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